Ah les tatouages, vaste sujet! Je ne vous ferai pas le discours de « il faut bien réfléchir car un tatouage c’est pour la vie bla-bla-bla », je pense que cela va de soi et que la majorité d’entre vous sont déjà au courant! Cet article n’a absolument pas pour vocation d’inciter qui que ce soit à se faire tatouer mais simplement de raconter mon expérience et pourquoi j’ai fini par sauter le pas.

J’ai commencé à penser au tatouage à 17 ans mais comme beaucoup de gens, je ne savais pas vraiment quel dessin choisir. Ma seule passion était la musique et la clé de sol sur le poignet non merci! Je voulais quelque chose d’original et qui me ressemble. J’ai donc murî l’idée pendant de longs mois et c’est seulement à l’âge de 19 ans que j’ai décidé de me lancer.

Comment? Où? Pourquoi? : En février 2014, à 19 ans, j’ai organisé et financé mon premier voyage à l’étranger sans l’aide de mes parents. Je suis partie à Londres 4 jours avec mon copain. Je me suis dit que ce serait une bonne occasion de pousser les portes d’un salon de tatouage afin de marquer cette première expérience de réelle indépendance. Seul problème, je ne savais toujours pas quoi faire… 

À mon arrivée à Londres, c’est tout naturellement que j’ai mis en route ma playlist des Rolling Stones, groupe londonien dont je suis fan depuis petite et là, j’ai eu mon idée. Pourquoi pas faire un tatouage en rapport avec ce groupe qui a bercé mon enfance et qui aujourd’hui m’accompagne dans les premiers moments de ma vie d’adulte?

Ni une, ni deux, après à peine 24h de réflexion nous voilà partis à Camden Town, le quartier punk rock de Londres, symbole de toute une époque de musique et d’excès. Je tiens à préciser qu’un ami de mon copain nous a envoyé chez Nemesis Tattoo car il s’était fait tatouer là-bas. Ne vous faites JAMAIS tatouer dans un salon que vous ne connaissez pas et dont vous n’avez jamais entendu parler, le résultat peut être une vraie catastrophe!

Étant certaine de ce que je voulais et sur place pour seulement 4 jours, j’ai insisté pour me faire tatouer le jour même. Comme il s’agissait d’une petite pièce (j’ai fait seulement la date à Londres), la tatoueuse a accepté. Plus qu’une petite heure à attendre et j’aurais ma date tatouée sur le poignet (ndlr: 1962, la date de formation des Rolling Stones). Seulement voilà, la concrétisation de tout ça m’a donné de vraies sueurs froides et l’attente a été interminable. Sans parler des crampes d’estomacs et les hauts le cœur dus au stress… Je suis finalement retournée au salon penaude en expliquant que j’avais finalement des doutes et que j’aimerais voir à quoi ressemblerait le tatouage avant de passer sous l’aiguille. Moi qui pensais être pénible sur ce coup, j’ai été très étonnée de la réaction de la tatoueuse qui a tout de suite compris et m’a rassurée en me disant qu’elle faisait de toute façon un test style « décalcomanie » (tatouage Malabar pour les intimes) et que si je n’étais pas convaincue je pouvais bien sûr repartir.

Me voilà donc au sous-sol du salon seule avec la tatoueuse et mon copain, presque aussi terrifié que moi. La tatoueuse pose le tatouage test et me désigne un miroir de plein-pieds pour que je puisse aller voir le résultat. Tout à coup, tous mes doutes s’envolent, j’adore le rendu! Je m’installe aussitôt sur le fauteuil et elle commence à tatouer. 5 minutes montre en main et quasiment aucune douleur pour ma part.

Une fois rentrée à Paris, j’ai eu envie d’étoffer un peu la date qui à mes yeux manquait d’un petit dessin. Une amie travaillait à ce moment à l’Encrerie. J’y suis donc allée et je me suis décidée pour un oiseau, symbole de liberté, dans la continuité du symbole de l’indépendance. Le tatoueur m’a fait un super dessin en s’appuyant sur mon premier tatouage et c’était dans la poche!

Pour conclure, en ce qui concerne les petites pièces, il est important de réfléchir avant de prendre la décision de faire un tatouage même si je pense que la décision de la nature de celui-ci tient plus d’une certitude à un instant T qu’à des mois d’hésitations. 

Il existe aujourd’hui la technique du laser qui permet de retirer l’encre sous la peau. En ce qui me concerne, les traits de mon tatouages sont noirs et fins et donc faciles à effacer mais il n’en va pas de même pour les couleurs ou les grosses pièces remplies. Pour ces dernières, être certain(e) de vouloir un tatouage ET de la nature du dessin est primordial.

J’ai privilégié un tatouage discret et que je peux cacher car même si de plus en plus de gens sautent le pas, le tatouage peut malheureusement être mal vu dans certaines situations. Mais rassurez-vous, les mentalités évoluent et s’adaptent. Les gens tatoués sont de plus en plus acceptés, surtout si leurs tatouages sont facile à dissimuler et/ou n’ont pas de connotation péjorative. Par exemple, on évitera la grosse tête de mort sur l’avant-bras ou la dague ensanglantée si ces dernières sont très visibles et que notre travail est, toujours par exemple, basé sur le relationnel client car madame Bidule, PDG de la Trèstrèsgrossemultinationale risquerait d’être choquée.

Et voilà! Ce fut un peu long mais je l’espère, utile pour certain(e)s d’entre-vous. N’hésitez- pas si vous avez des questions ou si vous aimeriez que je parle de sujets en particulier dans un prochain bla-bla! ♡